Le rôle clef de la vascularisation
- Morgane Rodriguez

- 24 févr.
- 4 min de lecture
La vascularisation fonctionne comme un réseaux de transport, apportant les aliments à nos muscles, apportant l'oxygène à nos cellules ou encore en se débarrassant des déchets métaboliques auprès des reins. Comme tout axe routier, il existe des points de passage vasculaire où les vaisseaux sanguins peuvent rencontrer diverses tensions jouant le rôle d'obstacle et créer une douleur.
Dans cet article, nous allons voir que les douleurs de dos, les troubles digestifs fonctionnels (autre que pathologiques) ou les tensions pelviennes peuvent survenir à cause d'une tension vasculaire.
Le système sanguin : un réseau de transport essentiel
Le réseau

La vascularisation correspond à l’ensemble des artères, veines et capillaires qui assurent :
l’apport d’oxygène aux tissus
la nutrition cellulaire
l’élimination des déchets
le transport des hormones
Un système de communication interne
Le réseau sanguin est le véritable transporteur du corps. Il permet la communication entre les organes, transmet des informations à travers le corps (modulation du flux sanguin par exemple) et participe à l’équilibre global. Une circulation fluide est donc indispensable au bon fonctionnement :
du système digestif
du système musculaire
de la sphère pelvienne
du système hormonal
Des points de passages clefs
Pourtant, comme tout axe de passage, il existe des obstacles qui perturbent le

flux sanguin au détriment du bon fonctionnement corporel. Ce sont ces points d'obstructions qui font "pression" en diminuant le diamètre du vaisseau sanguin concerné et favorisent l'apparition de douleurs. Certaines régions du corps sont des carrefours importants :
le diaphragme
la jonction thoraco-abdominale
le défilé thoracique
la région pelvienne
Dans ces zones, vaisseaux sanguins, nerfs, muscles et fascias cohabitent étroitement.
Des tensions prolongées (stress, posture, respiration superficielle, sédentarité) peuvent :
modifier les pressions internes
influencer le retour veineux
perturber la mobilité des tissus


Nous ne parlons pas d’une compression vasculaire pathologique, mais d’un déséquilibre mécanique fonctionnel. Dans la partie suivant c'est ce que nous allons étudier.
L'impact sur les hormones

Les hormones sont produites par différentes glandes (ovaires, thyroïde, surrénales, pancréas…) puis libérées dans le sang. Pour elles, le système sanguin agit comme un réseau de transport qui les amènes à bon port (les récepteurs).
Une bonne vascularisation locale favorise un environnement tissulaire équilibré. Il ne s’agit pas de “bloquer” ou “débloquer” des hormones, mais de comprendre que la mobilité des tissus influence les pressions et les échanges locaux.
Lien entre vascularisation thoracique et diaphragme
Le diaphragme joue un rôle central dans la respiration (article ICI) et agit comme une pompe sur les organes digestifs mais pas que ! Il influence les flux sanguins.
Le diaphragme est transpercé par l'aorte et l’œsophage. Comme tout muscle, le diaphragme peut se contracté et faire pression sur ces éléments de passage. Les organes, muscles et autres cellules se voient contraint de fonctionner le plus"normalement" possible avec un apport/retour sanguin modifié.

Comme le diaphragme s'accroche littéralement sur les lombaires (piliers diaphragmatiques), s'il perd un peu de mobilité, il peut favoriser :
des sensations de ballonnements
une digestion plus lente
des tensions thoracique et/ou lombaire
C’est pourquoi certaines douleurs de dos peuvent être associées à des troubles digestifs fonctionnels.
Vascularisation pelvienne et confort gynécologique
La sphère pelvienne dépend d’un équilibre complexe :
hormonal
vasculaire
nerveux
mécanique
équilibre des pressions (travail étroit avec le diaphragme, les lombaire et les abdominaux comme vu dans cet article ICI)
La mobilité des tissus abdominaux et pelviens influence le fonctionnement de la zone pelvienne. Cela peut se traduire par une sensation de pesanteur dans le bas du ventre, un inconfort ligamentaire pendant la grosses etc. Pour autan, je tiens à souligner que l’ostéopathie ne traite pas les troubles hormonaux ni l’infertilité, mais peut s’inscrire dans un accompagnement, en complément du suivi médical, afin d’améliorer :
le confort pelvien
la mobilité tissulaire
l’équilibre mécanique
Une prise en charge en ostéopathie, ça donne quoi ?
L'évaluation, comme pour chaque motif de consultation, va toujours prendre en compte l’entièreté du patient (les antécédents médicaux, contexte de travail, contexte émotionnelle etc). S'il y a un contexte pathologique (HTA, anévrisme, diabète etc), un suivi médical est impératif !
Que ce soit dans mes consultations à Castelnau-le-Lez ou Saint-Aunes, dès lors qu'il y a un patient qui a une pathologie vasculaire suivie médicalement ou des signes d'un problème vasculaire, je prends toujours la tensions AVANT et APRES la consultation et des tests pour voir la réponse vasculaire (manœuvre d'Adson par exemple). L’objectif n’est pas de “débloquer un vaisseau” mais de :
restaurer la mobilité des tissus pour améliorer leurs passages
favoriser un meilleur équilibre des pressions (notamment diaphragmatique)
accompagner les troubles fonctionnels due à la mauvaise circulation sanguine
En résumé
Le corps fonctionne comme un réseau intégré :
la vascularisation transporte
le système nerveux régule
les fascias relient
le diaphragme coordonne
Des tensions mécaniques peuvent influencer la digestion, la posture et certaines douleurs dorsales. Une approche globale permet de mieux comprendre ces interactions.




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