Torticolis du nourrisson : signes, causes et prise en charge


Vous remarquez que votre bébé tourne presque toujours la tête du même côté ? Qu’il semble avoir du mal à regarder dans une direction ou qu’il garde régulièrement la tête inclinée ?
Il peut s’agir d’un torticolis du nourrisson.
Le torticolis correspond à une limitation ou une asymétrie des mouvements du cou. Il peut être présent dès les premières semaines de vie ou être remarqué progressivement par les parents.
Lorsqu’il est identifié tôt, une prise en charge adaptée permet généralement d’accompagner efficacement la mobilité du cou et le développement moteur de bébé.
Qu’est-ce qu’un torticolis chez le nourrisson ?
Le torticolis du nourrisson se manifeste généralement par une position préférentielle de la tête.
Bébé peut par exemple :
tourner plus facilement la tête d’un côté ;
avoir la tête légèrement inclinée ;
avoir des difficultés à regarder du côté opposé ;
sembler plus à l’aise dans certaines positions ;
présenter une mobilité moins importante du cou.
Il existe plusieurs formes de torticolis. Certains sont principalement liés à une préférence posturale, tandis que d’autres peuvent être associés à une limitation musculaire.
Le diagnostic repose sur l’observation de la position de la tête et l’évaluation de la mobilité cervicale par un professionnel de santé.
Comment reconnaître un torticolis chez bébé ?
Le torticolis n’est pas toujours évident au premier regard.
Certains signes peuvent cependant attirer l’attention :
1. Bébé regarde toujours du même côté :
Vous pouvez remarquer que votre bébé suit facilement votre visage ou un jouet lorsqu’il se trouve d’un côté, mais beaucoup moins de l’autre.
2. Sa tête reste inclinée :
La tête peut être légèrement inclinée vers une épaule alors que le visage est tourné dans la direction opposée.
3. Bébé semble avoir du mal à tourner la tête :
Lorsqu’il est éveillé, bébé peut avoir une amplitude de rotation différente d’un côté à l’autre.
4. Une asymétrie du crâne apparaît :
Une préférence persistante pour la même position peut augmenter les appuis sur une partie du crâne.
La plagiocéphalie et le torticolis peuvent ainsi être associés : une mobilité cervicale limitée peut favoriser une position préférentielle de la tête et donc participer à l’apparition d’une asymétrie crânienne.
Quelles sont les causes du torticolis du nourrisson ?
Les causes peuvent être différentes selon les enfants.
1. Le torticolis postural :
Certains bébés adoptent spontanément une position préférentielle de la tête sans présenter de véritable limitation musculaire.
Il peut être intéressant d’observer comment bébé tourne spontanément la tête pendant les périodes d’éveil et lors des interactions avec ses parents.
2. Le torticolis musculaire :
Dans certains cas, une tension ou une limitation au niveau des muscles du cou peut restreindre certains mouvements.
Le torticolis musculaire congénital est notamment caractérisé par une position préférentielle de la tête associée à une limitation de certains mouvements passifs du cou.
Une évaluation médicale permet de préciser la situation et de déterminer la prise en charge adaptée.
3. Les situations liées à la position :
La position du bébé pendant la grossesse ou certaines contraintes peuvent être évoquées, mais il n’est pas toujours possible d’identifier une cause précise.
L’essentiel est surtout de repérer rapidement une asymétrie persistante et une éventuelle limitation de mobilité.
Torticolis et plagiocéphalie : quel lien ?
Le torticolis et la plagiocéphalie positionnelle sont fréquemment associés.
Lorsqu’un bébé tourne difficilement la tête d’un côté, il peut passer davantage de temps avec la tête orientée dans la même direction.
Cette position répétée peut augmenter les pressions exercées sur une partie du crâne et favoriser son aplatissement.
C’est pourquoi une asymétrie de la tête ou une préférence persistante de rotation mérite d’être évaluée.
Pourquoi est-il important de prendre en charge un torticolis ?
Un bébé explore son environnement grâce à ses mouvements.
Pouvoir tourner la tête des deux côtés lui permet notamment de :
suivre les visages et les objets ;
varier ses positions ;
développer progressivement sa mobilité ;
explorer son environnement de manière plus symétrique.
L’objectif d’une prise en charge précoce n’est donc pas uniquement de corriger la position de la tête, mais surtout de favoriser une mobilité confortable et adaptée au développement de bébé.
Que peut-on faire à la maison ?
Certaines stimulations simples peuvent être proposées pendant les périodes d’éveil.
1. Encourager bébé à regarder du côté qu’il utilise moins :
Vous pouvez vous placer du côté que bébé sollicite le moins afin de l’encourager naturellement à tourner la tête vers vous.
De la même manière, les jouets peuvent être placés de ce côté pour stimuler progressivement son intérêt.
2. Varier les positions pendant l’éveil :
Pendant les périodes d’éveil et sous surveillance, il est intéressant de varier les positions de bébé.
Le temps passé sur le ventre, lorsqu’il est éveillé et surveillé, permet notamment de développer progressivement les muscles du cou et du tronc et de limiter les appuis prolongés sur l’arrière du crâne.
3. Varier les bras lors des repas :
Lors des biberons ou des tétées, alterner les côtés peut également encourager bébé à tourner la tête dans différentes directions.
Cette alternance est également bénéfique pour le parent. Répéter toujours la même posture pendant les repas ou les tétées peut favoriser l’apparition de tensions au niveau du cou, des épaules et du haut du dos, notamment des trapèzes. Varier régulièrement les positions permet donc de mieux répartir les contraintes et de préserver le confort du dos du parent.

L’objectif n’est pas de rechercher une posture « parfaite », mais d’éviter de rester trop longtemps dans la même position et de changer régulièrement de côté lorsque cela est confortable pour vous et votre bébé.
4. Favoriser la motricité libre :
Pendant les périodes d’éveil, installer bébé sur un tapis ferme au sol et lui laisser la possibilité de bouger librement permet de favoriser son exploration motrice.
Attention : pour dormir, bébé doit toujours être couché sur le dos, conformément aux recommandations de sécurité. Les coussins, cale-têtes et dispositifs de positionnement ne doivent pas être utilisés dans le lit.
Quelle prise en charge pour un torticolis ?
Lorsqu’un torticolis est identifié, le médecin ou le pédiatre peut évaluer la mobilité du cou et rechercher une éventuelle cause associée.
Lorsque cela est nécessaire, une kinésithérapie à orientation pédiatrique peut être proposée afin de travailler la mobilité cervicale et d’accompagner le développement moteur de bébé.
L’ostéopathie peut éventuellement s’inscrire dans cette prise en charge complémentaire, mais elle ne remplace ni l’évaluation médicale ni la kinésithérapie lorsqu’elle est indiquée.
Quelle est la place de l’ostéopathie ?
Lors d’une consultation d’ostéopathie, l’objectif est d’observer le nourrisson dans sa globalité et de rechercher d’éventuelles tensions ou restrictions de mobilité.
L’examen peut notamment porter sur :
la mobilité du cou ;
la mobilité du thorax ;
les différentes zones du corps sollicitées dans les mouvements ;
la posture générale de bébé.
Les techniques utilisées chez le nourrisson sont adaptées à son âge et à sa fragilité.
L’objectif est d’accompagner la mobilité et le confort du bébé.
Quand consulter pour un torticolis ?
Il est conseillé de demander un avis professionnel si :

bébé garde régulièrement la tête inclinée ;
il tourne systématiquement la tête du même côté ;
vous constatez une différence importante de mobilité entre les deux côtés ;
une asymétrie du crâne apparaît ;
bébé semble gêné ou douloureux lorsqu’il bouge la tête ;
la situation ne s’améliore pas ou semble s’aggraver.
Une évaluation précoce permet de mettre en place les conseils et soins adaptés à la situation de votre bébé.
Conclusion
Le torticolis du nourrisson est généralement bien pris en charge lorsqu’il est identifié suffisamment tôt.
L’objectif est de permettre à bébé de retrouver progressivement une mobilité cervicale confortable et de favoriser une motricité harmonieuse.
La prise en charge peut associer conseils de positionnement, surveillance médicale, kinésithérapie pédiatrique et un accompagnement complémentaire ostéopathique.
Si vous remarquez que votre bébé tourne systématiquement la tête du même côté ou présente une asymétrie de la tête, n’hésitez pas à en parler à votre pédiatre ou à votre médecin au plus vite.
Morgane Rodriguez, ostéopathe D.O., vous reçoit dans ses deux cabinets à Castelnau-le-Lez et Saint-Aunès pour une prise en charge personnalisée.




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