Endométriose et adénomyose : symptômes, différences et ostéopathie à Saint-Aunès

Dernière mise à jour : 23 oct.

À l'occasion du Mars Jaune, mois de sensibilisation à l’endométriose et à l'adénomyose, il est essentiel de mettre en lumière ces pathologies gynécologiques gériatriques et inflammatoires encore trop souvent diagnostiquées tardivement.
En France, on estime qu’environ 1 femme sur 10 est concernée par l’endométriose (et jusqu'à 1 sur 5 présente des formes d'endométriose ou d'adénomyose associées). Ces maladies inflammatoires chroniques provoquent :
des douleurs pelviennes intenses et invalidantes ;
des règles très douloureuses (dysménorrhée) et abondantes (ménorragies) ;
des douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie) ;
des troubles digestifs et urinaires rythmés par le cycle ;
une grande fatigue chronique ;
parfois des difficultés de fertilité.
Longtemps sous-estimées ou banalisées (« c'est normal d'avoir mal pendant ses règles »), ces pathologies impactent profondément la qualité de vie quotidienne, personnelle et professionnelle. Que peut vous apporter l'ostéopathie dans votre parcours de soins ?
Quelle est la différence entre endométriose et adénomyose ?
Bien que très similaires dans leurs symptômes inflammatoires et leur impact sur le quotidien, l'endométriose et l'adénomyose se distinguent par la localisation des lésions.
1. L’endométriose : des lésions en dehors de l’utérus
L’endométriose se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre (la

muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus) en dehors de la cavité utérine.
Ces lésions ou adhérences peuvent se développer sur :
le péritoine et les ligaments utérins ;
les ovaires et les trompes de Fallope ;
la vessie et les uretères ;
le système digestif (rectum, sigmoïde) ;
plus rarement à distance (diaphragme, thorax).
Lors des règles, sous l'effet des hormones, ce tissu saigne mais ne peut pas s'évacuer normalement, provoquant une réaction inflammatoire locale, des adhérences et de vivives douleurs.
2. L’adénomyose : des lésions au cœur du muscle utérin
Parfois qualifiée "d'endométriose interne de l'utérus", l’adénomyose correspond à

l'infiltration de cellules endométriales directement à l'intérieur du myomètre (le muscle utérin).
On distingue :
l'adénomyose interne (ou diffuse) : de petites lésions disséminées dans le muscle ;
l'adénomyose focalisée ou kystique : une poche ou un foyer localisé au sein de la paroi utérine ;
l'adénomyose externe : consécutive à des lésions d'endométriose profonde ayant envahi l'utérus de l'extérieur vers l'intérieur.
L'adénomyose concerne fréquemment les femmes ayant eu des enfants ou approchant de la quarantaine, mais elle peut aussi toucher les jeunes femmes. Elle se manifeste très souvent par des règles particulièrement lourdes et un utérus augmenté de volume.
Que peut apporter l'ostéopathie face à l'endométriose et l'adénomyose ?
L'ostéopathie ne prétend évidemment pas "guérir" l'endométriose ou l'adénomyose ni supprimer les lésions. En revanche, elle constitue un soin de support précieux pour soulager les douleurs fonctionnelles et améliorer le quotidien des patientes.
1. Libérer le bassin et restaurer la mobilité tissulaire
Sous l'impact de l'inflammation chronique, les tissus environnants (muscles, fascia, ligaments) ont tendance à se crisper et à perdre leur souplesse. Le bassin se retrouve pris dans un véritable "étau" mécanique, ce qui augmente le ressenti douloureux et la fatigue globale. Le travail ostéopathique redonne de la mobilité à la structure osseuse (bassin, sacrum, lombaires, coccyx).
2. Le travail des lames sacro-recto-génito-pubiennes

Le petit bassin est soutenu par un réseau conjonctif dense appelé les lames sacro-recto-génito-pubiennes. S'étendant du pubis jusqu'au sacrum et au coccyx, ces lames soutiennent la vessie, l'utérus et le rectum. Avec l'inflammation, ces structures perdent leur glissement et exercent une tension constante sur ces trois organes. Des techniques tissulaires ciblées permettent de relâcher cette pression antéro-postérieure.
3. Drainage vasculaire et régulation de l'inflammation
Pour que l'organisme puisse éliminer les médiateurs de l'inflammation et réduire la congestion pelvienne, une bonne circulation sanguine et lymphatique est indispensable. L'ostéopathe travaille sur la vascularisation locale (artère et veine iliaques, réseau lymphatique) et le relâchement du diaphragme pour favoriser le retour veineux et aider le système à mieux gérer le flux inflammatoire.
Endométriose, adénomyose et fertilité
Il est essentiel de rappeler que l’ostéopathie n’est pas un traitement de l'infertilité et ne peut garantir une grossesse.
En revanche, dans le cadre d'un parcours d'AMP (Assistance Médicale à la Procréation) ou d'un désir d'enfant, la prise en charge manuelle permet d'optimiser le terrain pelvien en complément du suivi gynécologique en :
améliorant la mobilité et la souplesse des structures pelviennes ;
favorisant une bonne vascularisation de la sphère utérine et ovarienne ;
diminuant les tensions liées au stress et au parcours médicalisé.
En résumé
Face à l'endométriose et à l'adénomyose, la prise en charge doit être pluridisciplinaire (médecin, gynécologue, sage-femme, kinésithérapeute, ostéopathe).
Si vous souffrez de douleurs pelviennes, de dysménorrhée ou de fatigue chronique liée à ces pathologies, une prise en charge complémentaire en ostéopathie peut vous aider à retrouver du confort dans votre quotidien.
Morgane Rodriguez, ostéopathe D.O., vous accueille dans ses cabinets à Castelnau-le-Lez et Saint-Aunès pour un accompagnement doux et personnalisé.


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